20 novembre 2007
Compte rendu des AGs
Bourget :
- 170
personnes présentes à l’AG de lundi 19 novembre.
- Vote de l'abrogation de la loi
- Vote de la grève, c'est à dire le principe de non sanction pour les grévistes absentEs
- Création d'une permanence étudiante d'information et de débat sur la loi: tous les jours en Tarentaise
- prochaine AG jeudi à 12h15 Vanoise
Jacob :
- 200
personnes présentes à l’AG de lundi 19 novembre.
- Vote d'un piquet de grève pour ce mardi 20 Novembre
- Prochaine AG mercredi 21 novembre à 12h30 amphi 11000
Cette après midi, Manifestation à 15h au palais de justice.
19 novembre 2007
Appel de la coordination nationale de Tours
Le mouvement étudiant continue de grandir : 28 universités sont bloquées, et de plus en plus d’universités sont touchées par le mouvement. Des interventions policières et des arrestations arbitraires ont eu lieu dans plusieurs villes cette semaine. Nous les condamnons fermement. Mais Sarkozy et les présidents d’université pourront envoyer la police et la gendarmerie tant qu’il veulent contre nous, cela ne nous empêchera pas de nous mobiliser.
Nous continuerons la grève jusqu’au retrait de la loi Pécresse parce qu’elle signifie la privatisation de l’enseignement supérieur. L’introduction de financements privés va renforcer les inégalités entre universités et filières et va permettre une mainmise du patronat sur le contenu des formations. L’université n’est pas responsable du chômage, et adapter l’université aux exigences du "monde du travail" ne rapprochera pas les étudiant-e-s de l’emploi : la professionnalisation est au contraire le plus court chemin vers la déqualification et vers la précarité. Nous refusons également l’instauration d’une pré-sélection à l’entrée de l’université.
Pour les présidents d’universités, c’est également la possibilité de recruter des personnels en dehors du statut de la fonction publique, et de gérer la carrière de ces derniers. Nous refusons catégoriquement la généralisation de la concurrence et de la précarité pour les personnels, ainsi que le renforcement des pouvoirs des présidences et du patronat au sein des Conseils d’Administration.
Cette réforme n’est ni amendable, ni négociable, que ce soit sur un plan local ou national. Si nous nous battons pour l’abrogation de la LRU, c’est parce que nous nous battons pour le droit à l’éducation pour tous. Exiger l’abrogation implique donc de lutter pour une augmentation massive du budget de l’enseignement supérieur, pour une augmentation massive des aides sociales, pour de vrais diplômes nationaux reconnus dans les conventions collectives, pour l’égalité entre Françai-e-s et Etranger-e-s dans l’accès aux études.
La journée du 14 novembre montre que la contestation sociale s’amplifie. La grève des cheminots et de la RATP est partie pour durer. Les cheminots, les salariés de la RATP et d’EDF-GDF ont raison de lutter sur la question des retraites. Nous aussi, étudiant-e-s, sommes concernés, car le gouvernement et le MEDEF veulent augmenter la durée de cotisation de l’ensemble des salarié-e-s, à 41 voire 45 ans. Parce que nous ne voulons pas perdre notre vie à la gagner, nous soutenons le mot d’ordre de 37,5 annuités de cotisations pour tous aux côté des cheminots et des salarié-e-s d’EDF, de GDF, de la RATP...
Les salarié-e-s de la fonction publique ont tout autant raison de se mettre en grève contre le démantèlement des services publics, contre les 22 000 suppressions de postes, qui dégradent notamment les conditions d’études des lycéen-ne-s, et pour l’augmentation des salaires. C’est d’embauches dans les services publics dont nous avons besoin : dans les universités mais également dans les écoles, dans les hôpitaux. C’est pourquoi nous soutenons les revendications des salarié-e-s du public : pour des embauches massives, pour la défense des services publics et l’augmentation des salaires.
Suspendre les cours est le seul moyen pour que tous les étudiant-e-s, notamment les boursiers, puissent se réunir et décider ensemble de se mobiliser. Sans blocage, les étudiant-e-s ne disposent pas réellement de droit de grève. Face aux tentatives de faire reprendre les cours par l’intermédiaire des référendums, nous réaffirmons la seule legitimité des Assemblées Générales pour décider des suites du mouvement : c’est dans les AG que les informations, les différents points de vue peuvent être échangés et que les étudiant-e-s peuvent voter en connaissance de cause. Nous condamnons également les fermetures administratives, qui visent à dissuader les étudiants de se rendre sur leur lieu d’étude et de se mobiliser. Etant donné que le mouvement est amené à durer, nous exigeons que les examens soient reportés d’un mois, pour que tous les étudiant-e-s puissent faire valoir leurs droits sans être pénalisés.
Notre mouvement contribue à affaiblir Sarkozy et ses ministres, et c’est une bonne chose. Leur projet est de détruire l’ensemble des acquis sociaux. Face à ce projet, c’est ensemble que nous gagnerons : nous devons construire un mouvement d’ensemble des jeunes et des salarié-e-s pour riposter à l’offensive du gouvernement.
Nous appelons à amplifier et appronfondir la mobilisation par la généralisation des AG et des piquets de grève dans toutes les universités.
Nous appelons les lycéen-ne-s à organiser partout des AG, pour préparer la grève à partir du 20.
Nous ferons tout pour que la journée de grève du 20, aux côtés des salarié-e-s en lutte, soit un succès.
Nous appelons à une journée de grève et de manifestation étudiante et lycéenne le 22.
Nous proposons qu’étudiant-e-s et cheminots, salarié-e-s en lutte d’EDF, de GDF et de la RATP s’organisent ensemble le 21 novembre pour populariser leur grève vis-à-vis des usager-e-s et de la population.
Nous proposons une date de mobilisation interprofessionnelle le 27 novembre aux autres secteurs en lutte. Nous rejoindrons toute initiative proposée par les salariés en grève : leur combat est aussi le nôtre.
18 novembre 2007
Les étudiants avec les cheminots
Lundi 19 Novembre, une délégation d'étudiantEs fera une intervention à l'AG des cheminots, un tract en commun a été fait.
Les cheminots devraient se joindre aux étudiantEs pour la manif du mardi 20 Novembre, 15H au palais de justice.
16 novembre 2007
Prochaines AG
Voici les dates des prochaines AG:
Bourget: lundi 19 Novembre à 12h15, Amphi Nivolet.
Jacob: lundi 19 novembre à 12h30, amphi 11000.
En esperant vous voir nombreux...
13 novembre 2007
Compte rendu des AGs
Compte
rendu des AG Bourget : - 160
personnes présentes à l’AG ce mardi 13 novembre. - l’AG
était principalement un débat autour de la loi LRU - Le
comité de mobilisation appel à rejoindre la manif demain à midi place du palais
de justice - La
prochaine AG est le lundi 19 Novembre en amphi Nivolet à 12h15. Jacob : - 230
personnes présentes à l’AG ce mardi 13 novembre. - Lors
de l’AG il y a eu un débat autour de la loi. - Le
comité de mobilisation appel à rejoindre la manif demain à midi place du palais
de justice - Vote
de 200 contre 30, pour la mise en place
d’un barrage filtrant pour mercredi matin à la galerie des amphis. Comité de
mobilisation étudiant contre la
LRU.
12 novembre 2007
Texte de loi
Nous demandons l'abrogation de la LRU. Certes ! Mais qu'est ce que c'est ? Voici en lien le texte de la loi LRU
Maintenant
que vous avez pu lire cette loi, vous pouvez nous donner votre avis.
Appel de la coordination nationale de Rennes
Nous,
étudiants réunis en coordination nationale, représentant les assemblées
générales de universités, constatons que la mobilisation prend chaque
semaine de l’ampleur contre la LRU et les attaques du gouvernement.
Plus de 50 assemblées générales ont eu lieu cette semaine, réunissant
des dizaines de milliers d’étudiants. Plus de 25 universités sont en
grève, dont plus de 15 ont voté massivement le blocage et l’arrêt total
des cours. La mobilisation des étudiants s'annonce donc massive. Des
assemblées générales sont prévues cette semaine dans presque toutes les
universités.
Nous refusons la LRU parce qu’elle vise à
démanteler le service public d’enseignement supérieur, amorcé depuis
plus de 30 ans à travers de nombreux projets de lois (loi Faure, Projet
De Waquet, Plan U3M, LMD, Loi de Modernisation des Universités), dont
l’objectif principal est la mise en concurrence des universités à
l’échelle mondiale comme aux niveaux nationaux. La LRU va vers la
privatisation des universités, augmentant ainsi le poids des
entreprises et du privé. Les universités pourront être gérées comme des
entreprises par des présidents tous puissants et des conseils
d’administration avec encore moins de contrôle démocratique. Ainsi, les
universités seront mises en concurrence avec comme conséquence une
baisse du financement des filières considérées comme non rentables, une
dégradation des conditions d’études dans les universités, et une
augmentation de la sélection envers les étudiants. La loi instaure une
présélection des lycéens à l’entrée de l’université et facilite à terme
l’augmentation des frais d’inscriptions. Nous appelons l’ensemble des
lycéens à se mobiliser et à bloquer leurs établissements.
De plus,
les personnels enseignants comme non enseignants seront précarisés et
gérés directement par la présidence des universités : c'est la casse de
leur statut qui est programmée.
Cette réforme n'étant ni négociable, ni amendable tant au niveau national que local, nous exigeons son abrogation.
La
LRU n'est qu'une des mesures qui s'inscrivent dans la logique globale
de casse de l'éducation, des services publics, et de l'ensemble des
droits sociaux.
Nous exigeons un cadrage national des diplômes, une
augmentation des aides sociales et du budget de l’enseignement
supérieur, ainsi que la suppression des frais d'inscription. En
particulier, nous exigeons le rétablissement des 22000 postes de
fonctionnaires supprimés cette année dont les 11200 dans l'éducation
nationale.
Nous exprimons notre solidarité avec les luttes des
salariés qui se déroulent en ce moment et avec leurs revendications :
contre la remise en cause des régimes spéciaux et pour le retour aux
37,5 annuités pour tous ; contre les franchises médicales ; contre la
précarisation des statuts de la fonction publique. Cette solidarité ne
doit pas être un vain mot elle engage tous les acteurs du mouvement
social à travailler et à lutter ensemble. Nous dénonçons également la
stigmatisation des immigrés et nous exigeons l’abrogation des lois
anti-immigrés en particulier la loi Hortefeux, la régularisation de
tous les sans-papiers et la fermeture des centres de rétention, et la
fin des rafles. Au rouleau compresseur du gouvernement nous opposons la
convergence des luttes tous les secteurs attaqués, qui seule pourra le
faire céder.
Le gouvernement fait fermer les universités
bloquées et envoie les CRS dans celles qui sont occupées. A la
mobilisation, le gouvernement répond par des pseudo promesses et par
une répression dans les universités, nous appelons au boycott et
blocage des commissions de mise en place de la LRU. Nous condamnons
fermement les fermetures administratives et les agissements de la
police. Face aux référendums organisés par les administrations nous
affirmons la seule légitimité des Assemblées Générales et des comités
de grèves pour décider des suites du mouvement. Les votes à bulletins
secrets doivent être empêchés car ils nuisent au mouvement.
•
Nous appelons la population à soutenir notre mobilisation, celle des
cheminots et la grève du 20 novembre dans la fonction publique. C’est
par une lutte de tous et pour tous, que nous pourrons faire céder le
gouvernement.
• Nous appelons les étudiants à se mettre en grève
dès maintenant, à construire la lutte avec piquets de grève, blocage et
occupation à discuter et convaincre autour d’eux pour construire un
mouvement encore plus massif. Nous appelons tous les personnels des
universités à nous rejoindre dans la grève.
• Nous appelons à une journée nationale d'action de blocage des gares le mardi 13 Novembre.
• Nous appelons à manifester aux côtés des cheminots le 14 ou le 15 novembre selon les villes.
• Nous appelons à manifester massivement le 20 novembre avec la fonction publique.
•
Nous appelons les salariés du public comme du privé à se saisir de ces
dates pour nous rejoindre dans la grève, car c'est tous ensemble,
étudiants, lycéens, travailleurs que nous ferons céder le gouvernement.
•
La coordination ne reconnaît pas et condamne toute négociation de
syndicat ou organisation avec le gouvernement car l’objectif est la
mise en place d’un rapport force, le seul moyen de satisfaire nos
revendications.
Appel de la coordination nationale de Toulouse
Une coordination nationale universitaire, rassemblant 36 délégués mandatés par 21 universités, s'est réunie les 27 et 28 Octobre à Toulouse suite à une nouvelle attaque du gouvernement contre le service public de l'enseignement supérieur : la loi Pecresse, dîte "de libertés et responsabilités des universités" (LRU).
Cette loi permet un désengagement financier de l'Etat au profit des entreprises et des intérêts privés. Par leur présence accrue dans les conseils, ils influenceront forcement le contenu des cours. Les universités auront ainsi moins de financement pour les filières considérées comme non-rentables par les nouveaux financiers. Elles seront gérés comme des entreprises sur des bases de rentabilité : mise concurrence des universités et des personnels, précarisation et dégradation des conditions de travail et des salaires, concentration des pouvoirs au sein des conseils d'administration et dans les mains du président de l'université. La loi instaure également une pré-selection des lycéens à l'entrée de l'université.
Ce démantèlement de l'enseignement supérieur est encadré par le processus de Bologne, initié en 1999, dont l'objectif principal est la mise en concurrence des universités à l'échelle européenne (d'où aujourd'hui des frais d'inscriptions à 1000 euros en moyenne en Allemagne et au Portugal, à 3000 euros en Italie)
C'est pourquoi, nous exigeons l'abrogation inconditionnelle et immédiate de la LRU et nous nous prononçons :
Pour un vrai droit à l'éducation et à la formation pour tous
Pour la défense des statuts des personnels d'université, pour la titularisation des personnels précaires
Contre
la privatisation de l'université publique et la politique de pénurie
budgétaire, pour le réengagement financier massif de l'Etat, pour
l'augmentation des aides sociales étudiantes, pour la construction de
logements sociaux à hauteur des besoins.
Mais cette loi n'est pas isolée. Ce gouvernement est résolu à nous imposer un mouvement social d'ampleur historique. Nous ne devons pas faire son jeu qui consiste à dresser les uns contre les autres les travailleurs et les étudiants, le public et le privé, les Francais et les étrangers. Tout au contraire, alors qu'un large mouvement social se dessine dans tout le pays, alors que le 18 Octobre les salariés de la SNCF, de la RATP et d'EDF-GDF ont montré qu'ils étaient disponibles pour lutter, nous devons articuler nos revendications.
C'est pourquoi nous sommes décidés à nous battre :
Pour le rétablissement des 22 000 emplois de fonctionnaires (dont 11
200 dans l'Education Nationale) liquidés dans le budget 2008 et des 25
000 postes supprimés au cours des cinq années précédentes,
Contre le démantèlement des services publics.
Contre la privatisation de la Sécurité sociale et les franchises médicales
Pour la défense des régimes spéciaux de retraites, les 37.5 annuités pour tous, la retraite à 60 ans à taux plein
Pour l'abrogation des lois anti-immigrés, CESEDA et Hortefeux ; une carte d'étudiant = une carte de séjour.
Pour l'amnistie de tous les réprimés des mouvements sociaux.
Nous sommes déterminés à construire la mobilisation dans nos universités et nos lycées, et l'unité d'action avec les salariés. Au rouleau compresseur du gouvernement, nous opposons la convergence de tous les secteurs attaqués, qui seule pourra le faire céder.
Nous appelons les universités à construire la grève avec piquets de grève dès que possible, comme seul moyen pour gagner et à bloquer les CA pour empêcher l'application de la loi.
Nous appelons aux manifestations des 30 Octobre, 8 et 20 Novembre, et à toutes autres initiatives lancées par les salariés.
09 novembre 2007
prochaines AG et Actions
Jacob:
Mardi 13 novembre à 12h30 Amphi 11000
Bourget:
Mardi 13 novembre à 12h30 Amphi dans la salle EVE Batiment tarentaise
Actions:
Mercredi 14 Novembre, rassemblement des cheminots à 12h au palais de justice (chambéry)
Mardi 20 Novembre manif nationale à 15h au palais de justice (à confirmer)
La petite visite de Fillon ...
Vendredi 9 novembre, Technolac (campus de
sciences de l’université de Savoie)… François Fillon, 1er Ministre
en Sarkoland, nous fait l’immense honneur de passer chez nous. Dans la
continuité du Grenelle de l’environnement, il vient visiter l’INES (Institut
National de l’Energie Solaire). Une aubaine pour les syndicats de salariéEs et
pour les étudiantEs qui en profitent pour aller l’interpeller sur leurs luttes
actuelles ! Du moins, ça c’est l’idée. Car en réalité, toute l’armada des
« forces de l’ordre » est sur pied, bien décidée à ce que M. Fillon
ne se fasse pas agresser par de dangereuSES gauchistes.
C’est
une 60aine d’étudiantEs qui se retrouvent sur le campus avec comme
objectif : approcher de l’INES le plus près possible. But : montrer
que les étudiantEs ne se laisseront pas faire et qu’ils refusent la loi LRU
imposée cet été. Pour cela, interpeller les médias et dire à Fillon qu’il n’est
pas le bienvenu ici… Après avoir contourné avec succès les gardes mobiles, nous
sommes sur la route à un 50aine de mètres du bâtiment. Les chiens de garde
rappliquent paniqués et nous encerclent, nous apercevons au loin nos camarades
salariéEs dans la même situation. Nous sommes bloquéEs là mais pouvons toujours
nous exprimer : banderoles, pancartes, mégaphone, et cordes vocales sont
miSEs à contribution. Le ministre étant
en retard, les médias ravis nous filment, interviewent… pendant 1h. Nous leur
distribuons tracts et communiqué de presse expliquant notre action. Puis Fillon
arrivant, les CRS en tenue de combat (au nombre de 3 par étudiantEs) nous font
lever brutalement et nous escortent de façon très persuasive en direction du
campus. Après avoir filmé les « terroristes » nos nouveaux amis nous
laissent sur le domaine universitaire.
Une
fois encore, le gouvernement aura montré sa politique autoritaire et sourde,
pensant sans doute que si il ferme les yeux sur nous, nous disparaîtrons…
Nous ne reculerons
pas ! Abrogation de la loi d’autonomie et solidarité des
luttes !



